Goutte d’inspiration #15

Goutte d’inspiration #15

Le sapin entre tradition et renouveau

Les gouttes d’inspiration : Au fil des saisons, au fil des balades, cette « brève » est l’occasion de partager avec vous une réflexion inspirée par la nature et l’énergie du vivant.

Il est à la fois une tradition, un souvenir d’enfance et un moment de partage. Un rituel en famille ou entre amis.

Le sapin de Noël est un de ces moments de récurrence, qui revient chaque année sans qu’on ne s’en lasse.

En France, il brille dans près d’un foyer sur quatre.

La tradition du sapin est apparue au Moyen-Age dans les pays germanique – encore que, comme toutes les traditions, son origine soit contestée. Une légende raconte que Martin Luther, se promenant en forêt à la veille de Noël, ait entre-aperçu les étoiles briller à travers les branches d’un sapin. Il coupa l’arbre, le ramena à la maison, y posa des bougies et conta à son fils qu’il lui rappelait Jésus quittant les astres pour rejoindre la terre des hommes.

Avant Luther, des traditions païennes associent les arbres à feuilles persistantes au renouveau de la vie, en particulier lors du solstice d’hiver. Dans la mythologie nordique, Yggdrasil, l’arbre du monde, est souvent représenté comme un immense if (un autre conifère).

Comme le père Noël, le sapin a ses racines dans des croyances de toutes sortes, qu’il rassemble plutôt que de polariser.

Il ne représente pas les divisions, mais plutôt les rires des enfants au moment de le décorer. A la fois un pincement de nostalgie, au moment de le retirer, et un élan vers la nouvelle année.

Il nous lie au passé : par la tradition et les souvenirs personnels. Aussi parce que le sapin et sa famille, les conifères, sont parmi les plus vieux arbres du monde. Ils sont apparus sur Terre il a quelques 300 millions d’années, bien avant les feuillus. L’arbre le plus âgé connu est un épicéa (la même espèce que les « sapins » de Noël les plus répandus) de 9550 ans, en Suède.

Comme la tradition de Noël, il a aussi une incroyable capacité de résistance et d’adaptation.

Les aiguilles – qui sont en réalité des feuilles – ont évolué en réaction aux conditions climatiques de leur biome (froid et gel) : leur forme effilée réduit la surface d’échange avec l’air et donc la déperdition d’eau, tout comme leur cuticule épaisse et imperméable ; la couleur vert foncé, qui correspond à une augmentation de la teneur en chlorophylle, permet d’absorber le maximum d’énergie malgré le faible ensoleillement aux latitudes ou altitudes élevées.

Et vous, comment évoluez-vous entre tradition et innovation ? Comment partagez-vous cela avec ceux qui vous entourent ?

Marie-France Fourrier

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